Sunday, July 23, 2017

Yoga sous les arbres

7h du matin. Je vois les arbres majestueux sur ma tête, sous un ciel bleu clair. La verdure profonde entourante m'apaise, me tranquillise, comme rien d'autre. Ces arbres pleurent des gouttes de résine sur moi. J'entends la musique variante et aiguë des oiseaux qui s'appellent et se répondent en écho. Un petit pivert picore laborieusement sur le même arbre où un autre cherche de quoi manger. Des insectes bourdonnent tout autour. Je fais une baignade de forêt à la japonaise. Soudain, le renard fait son apparence furtif et disparaît aussi vite. Le soleil clignote à travers les arbres, il commence à répandre son pouvoir et m'oblige à me mettre à l'ombre en hâte.

Friday, December 2, 2016

Et encore un mariage indien. Je suis dans le train. Il y a une maman à côté de moi,  avec 2 fils. La mère se concentre sur son smartphone,  Ses enfants,  2 petits garçons,  concentrent à faire des bêtises.  Ils sont chouettes,  amusants,  Ils se battent,  Mais elle est trop occupée avec son truc.
Revenons au mariage indien.  Le dernier auquel j'ai assisté,  était un grand gaspillage d'argent,  de nourriture... Je ne dirais pas gaspillage de temps,  Je me suis bien amusée à faire des rencontres,  avec des cousins, des amis,  de la famille lointaine,  que je n'ai pas vue,  Depuis des années.  Eh bien,  les mariages indiens sont bon pour la socialisation,  Pour des rencontres humaines,  Mais si on pourrait limiter les dépenses, Il serait mieux. Moi aussi,  j'en suis coupable,  Mais que faire,  c'est une façon de vivre,  une tradition culturelle,  une chose qu'on aime,  tous.
Et voilà,  Je vais assister à encore un,  supposé simple, mariage au temple,  déjeuner,  dîner et danse !  

Saturday, October 22, 2016

De retour enfin

Back in bangalore. Oscillating between dream and reality. Only death seems real.

De retour chez moi, enfin. Je bascule entre le rêve et la réalité. Seule la mort semble vrai. Et ma mère l'attend pour le soulagement. L'amour et le gentillesse seuls comptent dans cette vie de rêve-réalité. Rien ne m'appartient, les vagues de vie nous emportent. Mindfulness comment est-ce qu'on traduit ce mot? Vivre dans le présent, faire de son mieux.

Ciel gris

Ciel gris, mère malade à l'hôpital depuis une quinzaine, je suis emprisonnée ici, dans cette salle partagée avec une autre malade. Je ne peux pas, je ne veux pas quitter ma mère alité.
La vie a décidé de prendre cette route, je n'ai aucun contrôle sur la situation. Je dois rester ici à Bombay, jusqu'à ce que ma mère aille mieux. Je ne peux plus travailler, je ne peux pas donner des cours de français, je m'ennuie de regarder la télé, de lire, de faire les mêmes choses, d'écouter ma mère se plaindre toute la journée de ses douleurs, de ne pas pouvoir sortir, de ne pas pouvoir me promener et de mille autres choses...
C'est le huis clos, c'est la condition humaine. Je dois accepter cette condition, de chercher à être heureux autant que possible, de ne jamais rouspéter tout le temps, d'être reconnaissante de toutes les choses qui marchent dans la vie. Plus facile à dire, que de subir. Comme le Gita nous conseille, tout cela va changer, cela va passer aussi, tout change, j'attends le changement. C'est comme un tunnel gris, Gris pas Noir, j'attends la lumière, j'attends le changement du temps...

Enfin, la mère commence à aller mieux après encore une intervention chirurgicale. Comme Montaigne a écrit de ces exploits corporels, on essaie de cacher ces histoires de merde, ces activités quotidiennes, qu'on accomplit sans réfléchir. Avec l'âge, ce sont les activités les plus difficiles de la vie, elle doit souffrir pour ces choses dites banales, indisables. Les muscles affaiblis, les os dégénérants en poudre déjà, mais la vie continue, on doit vivre, on n'a pas de choix, ni pour naître, ni pour mourir. L'euthanasie commence à être accepté en très peu de pays - en Suisse, en Suède et ...? J'ai lu que les centenaires deviennent de plus en plus nombreux au Japon, la force ouvrière est en peine. Nous avons allongé la vie, sans vraiment parfaire sa qualité. Pour cela on a besoin de "amruth", l'élixir des Dieux. Pour le moment, c'est l'amour des proches qui aide.

Pensées


Pourquoi tout le monde apprécie si peu les proches qui sont encore vivants ? Moi aussi, j'en suis coupable/ capable. On est malin avec ceux qui sont très proches, et on est gentil avec les gens qu'on ne connaît pas bien! 
J'étais impatiente envers ma mère, et j'ai la même chose qui me revient de mes filles et de mes proches. 
Parfois, j'ai envie d'être seule, je deviens autiste, je ne veux plus rencontrer du monde qui me blesse.
Je comprends mieux la phrase - l'enfer c'est les autres.

Baudelaire 
« Je donnerais je ne sais quoi pour passer quelques jours auprès de toi, toi, le seul être auquel ma vie est suspendue, huit jours, trois jours, quelques heures. »
Les parents des enfants spéciaux ont des défis inouïs . C'est une vie plus difficile qu'on ne peut jamais imaginer. On peut le comprendre seulement en partageant cette expérience directement . Quand on doit tout faire pour un enfant handicappé dès sa naissance jusqu'à toute sa vie. Tout faire veut dire brosser les dents , laver la fesse, baigner, habiller, couper les cheveux, donner des médicaments et toute autre chose qu'on fait pour soi-même sans réfléchir. Le cerveau est une chose hallucinante et stupéfiante.

Et me voilà à Amsterdam. Deux mois et demi vite filés aux États - Unis. Des visites de famille, un voyage magnifique à Yellowstone National Park, en passant par Denver, Mount Rushmore - les visages des 4 présidents Lincoln, Teddy Roosevelt, Thomas Jefferson, George Washington, sculptés par Gutzon Borglum ( nom imprononçable pour notre guide chinois ) ; Crazy Horse Mémorial - sculpture encore en progrès, Cody- la ville de Buffalo Bill, puis Yellowstone avec ses sources chaudes qui jaillissent du cœur de la terre ! Cela fait la preuve de terre vivante, terre chaude, terre bouillante, terre colorée, terre magique... On ne peut pas décrire cet endroit, on ne peut pas le justifier en photos, seul l'œil et l'expérience peuvent s'en jouir. 
Notre bus chinois passe par Grand Téton, montagne majestueuse, des vues pleine nature, des ruisseaux, des arbres ayant un vert foncé, pas le vert indien.
Plus tard on déjeune à Jackson Hole, petite ville charmante "cowboy" et on retourne via Salt Lake City. SLC entouré de montagnes, contient un grand lac salé, salé parcequ'il n'y a pas d'echappoir pour l'eau. Le seul moyen est l'évaporation. 
Nous prenons notre avion pour regagner notre maison forestière où les oiseaux, les biches et le renard nous attend. 

Et maintenant, je me trouve en Europe - Amsterdam, où c'est comme une ville de poupée, tout est petit en comparaison avec la vaste majesté de l'Amérique. Bien beau quand-même. Légumes bio, fruits bio, (très goûteux), petit frigo, petit appartement, petites voitures, jolis-jolis.

Je fais une promenade pour m'orienter un peu. Il fait assez beau, mais je porte un manteau. En route je suis tentée par une pâtisserie et j'achète des macarons délicieux. 
Les gens reviennent du bureau à bicyclette . Partout plein de monde cyclant vite, vite, vite ... Ils veulent profiter du soleil qui est si rare. Pas de polluants, sauf la fumée des cigarettes.

Nous avons fait une visite à Delft, ville féerique avec des canaux - graachts. Puis, nous sommes allés revoir Rotterdam, markthall - grand hall avec des résidences à l'extérieur et le shopping à l'intérieur d'un bâtiment moderne en forme de rouleau. Nous mangeons des poffertjes, petits crêpes généreusement beurrés et saupoudrés de sucre - miaaaam.

Et je passe de la gourmandise américaine en gourmet européen! Je cuisine moins, de petites quantités de repas indiens.

Une semaine vite filée avec la petite Mirra qui est toujours alerte. Les bébés font la bonheur avec leur innocence, leur curiosité et leurs sourires ensoleillés.

Nous avons beaucoup voyagé aux Pays Bas - gouda, utrecht, Rotterdam , fête gastronomie Kookt, ici on sait bien comment vivre et se profiter de la joie.

Et je pars une semaine en avance vers Bombay . Mère malade âgée, la vie bouleverse, on ne sait jamais ce qui arrivera. 

Le 9 août me voilà à Bombay. Ville étourdissante de mon e
Pourquoi tout le monde apprécie si peu les proches qui sont encore vivants ? Moi aussi, j'en suis coupable/ capable. On est malin avec ceux qui sont très proches, et on est gentil avec les gens qu'on ne connaît pas bien! 
J'étais impatiente envers ma mère, et j'ai la même chose qui me revient de mes filles et de mes proches. 
Parfois, j'ai envie d'être seule, je deviens autiste, je ne veux plus rencontrer du monde qui me blesse.
Je comprends mieux la phrase - l'enfer c'est les autres.

Baudelaire 
« Je donnerais je ne sais quoi pour passer quelques jours auprès de toi, toi, le seul être auquel ma vie est suspendue, huit jours, trois jours, quelques heures. »
Les parents des enfants spéciaux ont des défis inouïs . C'est une vie plus difficile qu'on ne peut jamais imaginer. On peut le comprendre seulement en partageant cette expérience directement . Quand on doit tout faire pour un enfant handicappé dès sa naissance jusqu'à toute sa vie. Tout faire veut dire brosser les dents , laver la fesse, baigner, habiller, couper les cheveux, donner des médicaments et toute autre chose qu'on fait pour soi-même sans réfléchir. Le cerveau est une chose hallucinante et stupéfiante.

Et me voilà à Amsterdam. Deux mois et demi vite filés aux États - Unis. Des visites de famille, un voyage magnifique à Yellowstone National Park, en passant par Denver, Mount Rushmore - les visages des 4 présidents Lincoln, Teddy Roosevelt, Thomas Jefferson, George Washington, sculptés par Gutzon Borglum ( nom imprononçable pour notre guide chinois ) ; Crazy Horse Mémorial - sculpture encore en progrès, Cody- la ville de Buffalo Bill, puis Yellowstone avec ses sources chaudes qui jaillissent du cœur de la terre ! Cela fait la preuve de terre vivante, terre chaude, terre bouillante, terre colorée, terre magique... On ne peut pas décrire cet endroit, on ne peut pas le justifier en photos, seul l'œil et l'expérience peuvent s'en jouir. 
Notre bus chinois passe par Grand Téton, montagne majestueuse, des vues pleine nature, des ruisseaux, des arbres ayant un vert foncé, pas le vert indien.
Plus tard on déjeune à Jackson Hole, petite ville charmante "cowboy" et on retourne via Salt Lake City. SLC entouré de montagnes, contient un grand lac salé, salé parcequ'il n'y a pas d'echappoir pour l'eau. Le seul moyen est l'évaporation. 
Nous prenons notre avion pour regagner notre maison forestière où les oiseaux, les biches et le renard nous attend. 

Et maintenant, je me trouve en Europe - Amsterdam, où c'est comme une ville de poupée, tout est petit en comparaison avec la vaste majesté de l'Amérique. Bien beau quand-même. Légumes bio, fruits bio, (très goûteux), petit frigo, petit appartement, petites voitures, jolis-jolis.

Je fais une promenade pour m'orienter un peu. Il fait assez beau, mais je porte un manteau. En route je suis tentée par une pâtisserie et j'achète des macarons délicieux. 
Les gens reviennent du bureau à bicyclette . Partout plein de monde cyclant vite, vite, vite ... Ils veulent profiter du soleil qui est si rare. Pas de polluants, sauf la fumée des cigarettes.

Nous avons fait une visite à Delft, ville féerique avec des canaux - graachts. Puis, nous sommes allés revoir Rotterdam, markthall - grand hall avec des résidences à l'extérieur et le shopping à l'intérieur d'un bâtiment moderne en forme de rouleau. Nous mangeons des poffertjes, petits crêpes généreusement beurrés et saupoudrés de sucre - miaaaam.

Et je passe de la gourmandise américaine en gourmet européen! Je cuisine moins, de petites quantités de repas indiens.

Une semaine vite filée avec la petite Mirra qui est toujours alerte. Les bébés font la bonheur avec leur innocence, leur curiosité et leurs sourires ensoleillés.

Nous avons beaucoup voyagé aux Pays Bas - gouda, utrecht, Rotterdam , fête gastronomie Kookt, ici on sait bien comment vivre et se profiter de la joie.

Et je pars une semaine en avance vers Bombay . Mère malade âgée, la vie bouleverse, on ne sait jamais ce qui arrivera. 

Le 9 août me voilà à Bombay. Ville étourdissante de mon enfance. Je m'assis sur un banc auprès de la plage, la mer Arabiénne, la mer grise, sale, triste après la Méditerranée , mais une mer des souvenirs joyeux. Je regarde les passants, les couples qui se promènent, main dans la main, yeux dans les yeux... Qui sait combien d'entre eux auront l'amour prolongé. Moi-même j'ai eu l'amour raté, un premier amour de promenades dans cette ville frénétique. 
Je m'étouffe ici actuellement, les gens en sortent comme les vers! Je m'étonne de la capacité de cette bidon ville pour soutenir de plus en plus, de ne se tarir jamais du peuple. Trou d'enfer, ville de caractère, chaos, folie, cité maximum...je-ne-sais-plus comment la décrire et j'ai raté ce bus ultra vite. Je me sens dépaysée partout!
Une chose que j'aime encore c'est la nourriture des rues de Bombay toujours délicieuse et abordable.nfance. Je m'assis sur un banc auprès de la plage, la mer Arabiénne, la mer grise, sale, triste après la Méditerranée , mais une mer des souvenirs joyeux. Je regarde les passants, les couples qui se promènent, main dans la main, yeux dans les yeux... Qui sait combien d'entre eux auront l'amour prolongé. Moi-même j'ai eu l'amour raté, un premier amour de promenades dans cette ville frénétique. 
Je m'étouffe ici actuellement, les gens en sortent comme les vers! Je m'étonne de la capacité de cette bidon ville pour soutenir de plus en plus, de ne se tarir jamais du peuple. Trou d'enfer, ville de caractère, chaos, folie, cité maximum...je-ne-sais-plus comment la décrire et j'ai raté ce bus ultra vite. Je me sens dépaysée partout!
Une chose que j'aime encore c'est la nourriture des rues de Bombay toujours délicieuse et abordable.

Monday, July 25, 2016

Piligrimage to Poland - Auschwitz

June 4th 2016.

I arrive in Berlin, where Cora's parents - Silke and Andre meet me at the airport. We drive to Alexanderplatz, park the car and then start our walk around the area. We visit the Brandenburg Tor, see pictures of the gate over the years, then the wall of shame, where there are crosses and a memorial to those who died trying to cross over from East Berlin to the west before the wall came down in 1989. One man who tried to cross, just 3 months before the wall came down was shot dead.

We take a river cruise on the Spree  to see the main buildings of Berlin. Old and new juxtaposed. The ultra modern building where Angela Merkel works, right next to the old house of parliament.

We drive to Poland, on the autobahn first zipping away, then on the Polish highway which reminds me of roads in Bangalore - to a small village called Nowogrod Bobrzanski - on the river Bobre, to meet Roman and Halina (Cora's god parents) - a very warm welcome by simple people. Beautiful garden, clean house, vegetarian dinner specially ordered for me from a vegan place 20 kms away. Halina and Silke make delicious Carpaccio - boiled beetroot sprinkled with parmesan and pine nuts. They all turn vegetarian with me for a couple of days.

Here on starts the funny confrontation with consonants - Cz (tch), Sz(sh), Rz (je) and many more... trying to read and say some words in Polish.

The next morning we drive to Auschwitz, have lunch at restaurant Art Deco - good vegetarian - perogie ruskie(steamed dumplings with goat cheese and potatoes) and cream of zuchini soup. Roman has booked our guided tour a month in advance, the English guide is excellent, he is from the US, but his family is from around Auschwitz. His passion for the subject makes the tour more interesting. We visit both the camps - Auschwitz and Birkenau. Some buildings are retained as they were, with the straw beds, the toilets and the scaffold where prisoners were punished and hung to death in public. Reading Primo Levi made the visit more realistic. The dark side of man. Today it is terrorism, every country and age has its own share of evil, but the Nazi period seemed  like there was no hope for mankind.

The mood changes when we go to Krakow a bright, bustling old town. The market square is medieval, one of the largest in Europe, dating to the 13th century. We visit the Wawel castle, massive bell towers, walled enclosures, cathedral. Inside there are huge hand woven tapestries- one of the Tower of Babel, King Nimrod the proud who wants to build a tower that touches the sky, God's wrath and the confusion of languages that follows - all depicted in weavings. Splendour and legends form part of the castle. The story of Saint Stanislas who is killed by the king for speaking up.

We walk along the  Vistula river to see the Jewish quarter Kazimierz.  Visit to a synagogue where young girls are singing aleluias melodiously.
 We listen to Jewish music by a live band, have local food, perogie ruskie, cold beetroot soup...  
Roman and Andre eat up all leftovers, no one wastes any food. The portions are not big by any standards and delicious.
Roman entertains us with jokes about Nazi officers trying to write down Polish names and towns when the Jews have to register. CZ, Sz, Rz !!

For dinner, I make a huge pot of mixed vegetables with turmeric and Indian spices that we buy locally and everyone wipes the pot clean appreciating the flavours. I make sure to add less paprika so the dish is not Indian spicy.

Andre, Silke, Cora, Roman and Halina drop me off at the airport and too soon, it's time to head back. They pile me with gifts of home made jam and marmelade.
These first time friends who are so simple and good natured, make me believe we are all connected by kindness and respect for each other, and a universal soul.


For curious reading:


Diversity and liberalism

Amsterdam the city of acceptance, diversity and liberalism.

Prostitution, drugs, homosexuality all legal. Women move around freely,dress as they wish as per climate, safety and equality for all.
 Rainbow colours and happiness at the Euro Pride parade. If only the rest of the world would shun all the hatred and learn to live like de Dutch! Just live and let live.

Turn on the TV and there's news only about shootings and killings - in the USA, Europe, Afghanistan ...
I can't analyse much about who perpetrated or started all the wars and hatred. C'est trop complique. Just wish and pray for sanity to prevail, dignity and humanitarianism to take over this mad world.

Friday, April 22, 2016

Rebonjour au voyage

Le 6 avril, 2016. Au revoir à la chaleur indienne mais pas de mangues non plus 😞
La taille juste d'un café au lait à Francfort .
Bons rencontres pendant le vol avec des français qui viennent de Bourgogne , Dijon ... J'ai bien pratiqué la langue mais la fatigue me prend et je m'endors. Puis je regarde un bon film masala de bollywood et je suis à Francfort .
Très propre, aéroport bien organisé, pas du tout confondant comme de Gaulle !!
Je pense toujours à ma mère et ses soucis de vieillesse en priant Dieu qu'elle ne souffre pas.

À Washington DC, je suis bien à l'aise chez ma fille. Faire la cuisine, un peu de nettoyage, faire des sièstes, écouter les oiseaux dans sa maison de forêt, s'enjouir des sons de la silence en lisant ... Ce sont mes activités paisibles.
Ça fait déjà une quinzaine depuis mon arrivée .

Pendant ce temps, ma mère devient de plus en plus dérangée par ses douleurs et avec sa vieillesse, la sourdité.  Je me plains d'elle,  j'espère que je ne sois vivante aussi longtemps qu'elle. La qualité de vie c'est important pour tout être .

Je regarde les papillons heureux qui survolent les buissons, le soleil les rend plus colorés. C'est un paradis vert.

Mais enfin, c'est notre esprit qui doit reconnaître le paradis où qu'on soit. Dans le bruit, ou dans le silence, dans la ville ou dans la forêt, dans la solitude et dans le chaos de la vie  - il faut imaginer le bonheur !

Je fais des promenades solitaires dans ces ruelles de forêt, ça me fait du bien. La tranquillité, les oiseaux qui s'appellent musicalement, parfois je croise quelqu'un qui marche, on se dit "hi" et on continue sur le chemin.


Je lis Alain de Boton - How Proust Can Change Your Life - intéressant - On n'a pas besoin du cataclysme pour aimer la vie aujourd'hui. Nous sommes des êtres humains, et la mort peut arriver ce soir.

Saturday, July 11, 2015

Voyage- 2009

Chez Sandhya à Washington DC.

Nous habitons une maison qui fait face à Rock Creek Park une jolie petite foret! Je ne vois que la verdure par la fenêtre, parfois un oiseau qui survole tres vite. Je sens l'oxygene dans l'air pur. Je me rappelle Thoreau habitant au bord de Walden pond.
Habiter avec la nature, quelle bonheur. Et à Bangalore on a detruit tellement les arbres, on n'a aucun respect pour la nature.
On prie Dieu sans respecter la nature.

Cette foret c'est comme un fortifiant pour mon ame tourmenté. J'écoute la musique en regardant les arbres, je peux les toucher, ils sont si pres!

Tu me manques tellement dans cet endroit paisible, je t'aime plus que jamais.


J'ai des oiseaux qui sont mes amis. Je leur donne du pain a manger, il viennent pendant toute la journée.
Ils commencent a devenir gourmands!
Ils chantent et sifflent si joliement.

La gallerie d'art est super, je fais des tours guides qui sont tres interessants - on explique l'art de  Picasso, celui des Italiens, l'art abstrait...
Hier j'ai rencontre Lucille une collegue francaise de Sandhya. Elle est sympa, jolie, je suis heureuse de parler francais avec quelqu'un apres si longtemps!
 
I love the way people are so comfortable with their bodies here - fat, thin, round, black, brown, nothing makes a difference to the way they dress or move. No one stares, you can (un)dress as you please and keep going. Live and let live, enjoy life to the maximum, seems to be everyone's motto. Running, jogging, cycling, practising sports ...
But then all basic needs - food, clothing, house, water are taken care of, people here can afford to be the way they are. In India we are just bogged down by our numbers and our constant multiplication, how can we provide for sports when we lack basic amenities?
 
People in wheelchairs zip around faster than 'normal' people; they take trains, buses, use ramps, elevators are as perfectly mobile as anyone else - when will we reach this utopia in India , if ever we will?



Vancouver was beautiful with Uma. Super combination of mer, montagne, campane.
We saw such a lot of nature, my trip ended with an adventure too. Fell off the ski lift, could imagine what babu felt then - clung to dear life and live on...
 
It's almost time to leave DC. I love this house with the forest and the birds, it's good to cook and clean and be of use and help to Sandhya. But vacations come to an end too, I have to go back to work, to something worthwhile with time.
 
Hope to come back some time next year with more plans for free time, like working part time from home, or volunteering at some special school.
 
When people are scattered in different corners of the earth and elsewhere above, we have to connect with our souls and hearts, besides internet of course!
 
Au Revoir lovely birds and forest, take care of my girl for me. I read recently in a legend of Vancouver that God changes evil souls to stone and good souls to trees that give shelter, fruit and don't expect anything in return.
May the trees around here protect her and perhaps babu is one of the trees here too, looking after his daughter.

Washington DC 3 avril 2010 - journal de voyage

3 avril
Quelle belle journee. Je me reveille pour voir le soleil levant des arbres dans la foret de Sandhya!
Les feuilles commencent a verdir, c'est la saison d'espoir, la saison de printemps, quand la vie recommence.
Cette foret me donne envie de peindre:), meme si je ne suis pas capable de tenir un pinceau! J'entends les oiseaux qui me manquent dans la jungle des batiments a Bangalore.
 
Hier on a vu la fete des 'cherry blossoms'  - fleurs des cerisers - au bord de la riviere Potomac. Tous ces arbres ont une couleur rose-blanchatre!
J'ai jamais vu une chose si jolie. Je me rappelle avoir lu de cette fete au Japon - hanami - du sakura.
J'ai oublie d'apporter mon appareil photo a cause du' jet lag' - le decalage d'heures me fait sentir un peu desoriente et bizarre dans la tete.
 
Il y a une foule de gens dans les rues - les enfants qui disent - 'mais regarde - so many people, so many people - tant de monde, tant de monde!' Il faut que vous veniez en Inde pour savoir ce qui veut dire 'so many people' - je me dis.
Mais aujourd'hui c'est comme si le monde entier est descendu a DC pour voir les cherry blossoms.
 
5avril:
On va a Trader Joe's pour acheter des legumes et des aliments. Trop de choix, je me perds dans les rayons, et je ne sais pas que choisir!  Gros paquets de tous, j'essaie d'acheter seulement ce que je ne gaspillerai pas - il y a du monde dans le monde qui n'ont pas de quoi manger.
 
7 avril
On est rentre voir les fleurs des cerisiers, mais les rose-blanches fleurs ont disparus comme un reve! C'est fini - c'est redevenu vert. Le fleurisson ne dure que 2-3 jours. Je l'ai capture dans ma tete et pas dans mon appareil photo. J'ai oublie mon appareil - frappe par le decalage des heures!
 
9 avril
C'est si verte cette foret, apres une pluie dans la nuit. Les couleurs changent pendant toute la journee, avec la lumiere. Je m'enjouis de cette paix, la verdure, le silence perce seulement par le chant des oiseaux. Ici c'est un spa d'oxygene a la porte arriere!
 
1 mai - 15 mai
Voyage au cote ouest des Etats Unis. On prend des avions et la voiture, Michigan - Ann Arbor ou on entend le President Obama qui parle - quel homme magnifique et sincere! Puis on va a Yosemite ou l'on voit des montagnes et des chutes majestueuses, des arbres GRANDS qui touchent le ciel - la peinture des Dieux!
On voyage a San Fransisco - jolie ville avec montagne et mer. Un merveil cree par l'homme - le Golden Gate Bridge. Puis Los Angeles, Universal Studios (une journee entiere a faire des betises comme des enfants - genial ); musee de Getty au haut d'une colline. Puis on va a la mer en route a Orange County et San Diego. L'eau est froide, mais j'adore la mer - la Pacifique est douce. Encore deux jours avec des parents, en visitant les nouveaux-nes de la famille, puis on retourne a notre cher Rock Creek Park - la foret a DC.
 
16 mai - 26 mai
Des amis qui nous visitent de l'Inde - on fait la cuisine indienne, on bavarde, on fait le tourisme a DC...
 
28 mai
Je rencontre Joanne Cafiero qui travaille avec les enfants autistes. Elle a 65 ans, mais elle est pleine d'energie. Je vois des enfants dans ces ecoles speciales et je vois que la condition humaine est pareille de par le monde. Les femmes qui aident ces enfants sont comme celles en Inde, pleines de compassion, ce sont les liens humains, qui depassent la race et la couleur du peau.
 
5 juin
Comme le temps s'ecoule vite. Je dois m'enjouir de cet endroit paisible, du foret, des oiseaux, de la paix. Je remercie Dieu pour l'oxygene.
La vie c'est bien organisee ici, mais ce n'est pas parfait, ni aussi civilisee qu'on imagine. Je lis dans les journaux que des jeunes ont pietiné et battu un ado dans le métro, pour ses chaussures de marque:( L'avarice et le mal existent partout dans le monde. Un cycliste a été écrasé par 2 voitures. Les accidents comme en Inde egalement:(
 
15 juin
Comme le temps s'est vite écoulé. Je n'ai que trois jours de plus ici. Quel paradoxe est l'être humain! On n'apprécie pas les gens quand on vit avec, et quand le jour de départ s'approche, on commence a être triste, les proches commencent a nous manquer déjà!
La séparation, c'est peut-être créée pour nous faire mieux apprécier l'un et l'autre. Cet écart nous aide a s'aimer plus. Il n'y a point d'amour sans écart, sans distance, sans séparation. Biensur, il y a l'internet qui nous remet en contact ces jours-ci, mais avec ceux qui sont partis au dela, ils nous manquent sans aucune solution dans ce monde.
 
 
17 juin
J'adore cette forêt de Rock Creek Park, si paisible, quelle brise calmant de ces arbres; j'ai fait du bien dans la vie pour mériter cet endroit, merci beaux arbres du foret, merci pour cette verdure et cet air qui m'apaisit. Vous allez me manquer tellement! On dit que les arbres sont comme des bons ames qui nous réconfortent.

Et en 2011, avril, je ne reviens pas aux Etats Unis, donc je me satisfais de lire de ces expériences et de les revivre dans ma tête!

Verlaine, Sarojini Naidu

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

_Paul_Verlaine
_Il_pleure_dans_mon_coeur




Ecstasy
 

  Cover mine eyes, O my Love!
Mine eyes that are weary of bliss
As of light that is poignant and strong
O silence my lips with a kiss,
My lips that are weary of song!
Shelter my soul, O my love!
My soul is bent low with the pain
And the burden of love, like the grace
Of a flower that is smitten with rain:
O shelter my soul from thy face!

Sarojini Naidu

 

Louis Tremblay - morceaux traduits

Translated excerpts from Louis Tremblay – Une Vie Normale – A Normal Life

It is enough to sit at the keyboard of a computer, to open a channel and wait for inspiration to fall from the sky, to write a manuscript in a little while, for the editor.

There is a sensation of mental disassociation that a person feels when he is confronted by a difficult situation.

I close my eyes.
I see you.
I open them again.
You are gone. It’s always like that.

My memory transforms itself into a time machine and you come back to life.
Then I can kiss you again, see you again, take you in my arms, and tell you that I missed you.

It is always a paradox. I cannot deal with your absence without your memories. And these memories can only awaken the pain of your absence.

Why should a mother not have the right to weep for the loss of her child in public without having to justify herself or be considered hysterical?

I close my eyes. You are there.
I don’t want to open them again.

You know, rainy days are also like regular days. God does not differentiate.

There is a vast gap between our wonderful principles and our behavior.

They said I did not shed a single tear. They called me courageous. I don’t know.
I wasn’t there.
Besides, why should I cry?
What happened?
I don’t remember identifying him.

I did not see the coffin cover you, like we close the cover of a book once finished.
I floated. I was unreal, the situation was unreal. I even smiled.
We have just left life behind us, but death hasn’t struck yet. The feeling of emptiness, resignation, is strong and I imagine it must be the same for people waiting in the corridor of death.

Time advances like the flow of water. It does not pass judgment on happenings.
It does not delay our misfortune and does not rejoice at our good fortune. It has no compassion for us. It does not stop for us. It goes its way without paying heed to the pebbles strewn on the path. Nothing matters to time and he drags us with him.

I could not accept that life restarted in the days that followed your death.
I could not accept that in just a few days time, people went about their habitual occupation, that the rain fell, that the sun rose and set, that everything was like before for everyone but for us.

To lose a child (any dear one) is a wound in the heart and soul, a thorn gone deep down your insides that no doctor can see. We suffer. We become the suffering.
The worst is that it does not improve. The pain stays intact in spite of the tenacity of the days that go by and come back. The pain does not wear out; its surface remains open as it did on the first day. My pain took up all room; I licked my wounds in a corner like a wounded animal. Nothing else seemed important.

Sooner or later, one has to choose to come back to the world of the living. Life continues and pitying yourself and your fate is of no use. I regret all that happened but one can do nothing.

I shed so many tears without emptying this abscess that stayed swollen and painful till it closed and imprisoned all the pus inside it.
I counted on time to settle matters but I came to the conclusion that certain things demand that we take care of them before time does. It was as though I had lived a single and very long day.

Behind this door were the physical remains of your passage on earth. Crossing that door seemed like disturbing a scared place.

Seeing your room, emptying your things was like deleting you like you had never existed.
I took your clothes and held them close to my face. I could smell you.

Who can claim to have mastered his destiny from the beginning to the end?
Others are none other than me.
You killed a part of me.

I got back in touch with the music of life, its smells, its sounds, its noise and its lights.

I realized that from now on and for life, I would miss a limb, an organ, a vital part of myself. You had died. This organ, limb, life was no more, but I had to learn to live with this, or rather without it.

I chose people who could listen to me.
Now I had to relearn to smile.
Life remains as unseizable as the flow of water.

I close me eyes.
You are there.
I open them again.

Voyages souvenirs 2012

May 5th 2012.

 I arrive in Geneve by Lufthansa. Announcements in German at Frankfurt airport - HUGE and well indicated, unlike Paris as Ambika says. 'Achtung, bitte ... "  Wish it was all in French, the online movies are all in German,  I sleep through the flight, overcome any fatigue and jet lag, so I can be fresh for Geneve! 
Heureusement, Geneve is all French, the language is not too different from standard French, only spoken a bit slower, so I enjoy listening and talking.

Indu and her husband are at the airport to receive me, tres sympa! We drive home, I meet her kids, Rudra and Brinda who both speak a lovely mixture of French and Tamoul - what a delightful marriage of languages:)  

We go to the lake, catch up and I try to soak in the clean air, the surroundings, but jet lag hits me and I register very little of what I see! There is a fountain in the middle of the lake, we have icecreams, I 'partage' with Rudra the franco-tamoul 6 year old!


May 6th -

 I board a train to Zurich, to meet Muthu. The train journey is full of pretty picture postcard views, train stations a la DDLJ, green patches of vineyards, punctuated with yellow mustard squares, pristine lakes, mountains, chalets...  Houses with colourful shutters (les volets).

Muthu is waiting for me at Zurich hauptbahnhof - main station. There are no swipes, no turnstiles, for tickets anywhere, just walk in and out, but be ready for random checks.
We head home for lunch, then out to see Zurich city and Zurich 'see'. Clock towers everywhere, water fountains to drink water that tastes of clear streams, the city is one of comfort and wealth, no signs of shortages of water or food! 
We have melting-in-the-mouth macaroons at Sprungli cafe, take a boat ride on the lake... the views are of fairy tale misty mountains, snow covered, nature at her best! This is what dreams and bollywood films are made of!

I window shop for cuckoo clocks and cow bells and souvenirs, the prices make me dizzy!

After much happy walking and gaping, we get back to Muthu's house, where I make aloo parathas for her to make up for the lovely host she has been.

Squeaky clean swiss country and ciites, reminds me of Asterix comics - where the Romans have messy orgies and the Swiss follow them around mopping up and cleaning the mess!


May 7th -
 Muthu takes me on a trip to Luzerne and Titlis up a beautiful snow covered mountain - 10,000 feet above sea level! It's a cold and rainy day, but that just adds to the beauty of the landscape.

The trip on the world's first rotating cable car is all very touristy but fun! There is a huge cut-out of Sharukh Khan and Kajol from DDLJ up the mountain. I love my very first experience of freshly falling snow - reminds me of the song by Simon and Garfunkel! It dosen't feel any colder with the snow, just soft white flakes caressing the face.

 We are surrounded by a bus load of NOISY Indians and Chinese! I wonder who is noisier? Does it have something to do with being the world's most populous countries? Do we have to shout to make ourselves heard?! 
God - these could create an avalanche here in the snow with their yelling!!

We run into an empty cable car to escape the decibels. 

Luzerne is another picture perfect little town, with lake, old wooden bridge, fabulous facades of old buildings...

On our way back on the train, nature decides to show us there is more to perfection  - with a rainbow - 'arc-en-ciel' - a stunning arch in the sky that leaves us gazing in wonder, till it disappears as suddenly and surrealistically, as it appeared.

May 8th

I make my way back regretfully to Geneva, see the water fountain at the railway station and again wish we had half as much water back home in India, or at least the sense to use what we have carefully. I wonder why our politicians don't learn to do something to share, maintain our resources or improve our infrastructure after their trips abroad, amassing personal wealth seems to be their only concern. But I am just a preacher:(

Bus stops and directions are so well indicated - I find my way back to Indu's house easily - there is a little church close by, a long and downhill winding road to CERN.

I leave my bags and take the tram to CERN - get an information overload of particle physics, the large hadron collidor and other such. What amuses me most here is a comic poster in French that shows Marie Curie's kids bawling for food in the background, while she says 'I have a Nobel prize in chemistry and physics not cooking!'.

In the evening, we go out 'en famille' to have pizzas at 'L'age d'or' which is one of the few restaurants where kids can speak loudly! The Swiss are the other extreme of Indians in public conduct and social regulation!


May 9th, 10th - Toulouse!

I have a warm friendly reunion with Monsieur K - Christian Vair - an old friend from work - we meet again after 10 years! Chris looks crazier in Toulouse, he is wearing a t-shirt from India, old and threadbare with a picture of a tamil film star on it :)

We walk down the Garonne riverside - under a canopy of green trees reflecting in the water. It's warmer here than Geneva and the surroundings are so different, there is a complete change - no rules here, no clocks to follow, just relax by the river, littered sidewalks... the French are so different from the Swiss! No sign whatsoever of perfection - just 'let it be'!

Toulouse is a quaint town with beautiful ancient churches, buildings of coloured brick, fabulous facades which prove the 'richesse' of the owners. Chris explains the architectural details to me ...
No one seems to work in this town, everyone seems to be 'en vacances'! I love the sound of music - French - all around me, I enjoy 'parler francais', we get back to have baguette and cheese!
I seem to be tireless even after hours of walking around the city - this is what Douce France does to me:)

We celebrate Chris' birthday on the 10th after a walk a la campagne - go by the river Ariege, walk past onion fields, pluck acacia flowers, breathe the fresh air in the countryside and just chill!
In the evening, Chris invites a few friends over, one of them - Cindy has played a bit role in a bollywood film and is all excited to meet an Indian! I love the French for their love for India!
We go to a pizzeria for dinner, I love the food and the francais, but the mushroom of cigarette smoke from all the tables makes me choke:(  Why do the French smoke so much? Is this one of the secrets to their slim figures? The wine probably offsets the ill effects of nicotine? 

The variety of cheese eaten in mini bites with pieces of warm baguette...'miam'!!

Too soon time to leave - I am at the exit gate at Toulouse Blagnac aeroport - feeling sad (quelle tristesse) to leave the country I love to visit. This has been my first visit without seeing pretty Pari(s) , but really well worth it!


May 11th, 12th encore Geneve
 A quick tour of the UN office... 



Friday, July 10, 2015

Ici et maintenant

Vivre ici et maintenant, c'est la seule façon de se débrouiller avec la vie! Faites le mieux possible, dans un monde impossible à comprendre. Décider d'être heureux/se, accepter la situation et les gens comme ils le sont. Ne pas plaindre, chasser hors la tête les pensées négatives.
Facile à dire, mais j'essaie ...

Thursday, July 9, 2015

Voyages 2015

Le 7 avril, départ pour les Etats-Unis. C'est bon de sentir l'air pur et le silence après le bruit des klaxons et la pollution. Derniers jours au Connecticut avenue, près du centre ville de DC. C'est une ville qui me manquerait tant, je me sens si à l'aise ici, comme si j'y ai vécu dans une vie antérieure.
Voyage au Canada, Vancouver, chez ma soeur. Très belle ville, ma 2e visite, randonnées hallucinantes, il fait assez beau temps, je rencontre ma fille cadette et mon gendre ici, on va à Whistler sur les montagnes où il y a de la neige, très beaux paysages partout. Calme, luxe et volupté de la nature!
Longue randonnée  côtoyant le mur de mer - 8 km! Bien achevée après une période de douleurs du talon.
Pendant ce temps, la fille ainée s'est déménagée à Maryland. GRANDE maison en forêt, absolument à l'Amerique, on doit aller partout en voiture d'ici. Il me faut un peu de temps de retrouver le bus et le transport public.
La maison est incroyable, avec des vues de verdure, où qu'on regarde! J'entend les oiseaux, il y a meme des cerfs qui nous rendent visite dans la pelouse. Beaucoup de visiteurs, famille et amis, on fait la cuisine indienne et on mange beaucoup.
Trop vite le temps file et je dois partir aux Pays Bas, chez la cadette et son mari.

Voyages solitaires en Autriche, Wien, Linz, Grammastetten et Mauthausen le 9  à  13 juin. Wien est belle, avec des palais - pauvres cousins de Versailles, de grands bâtiments, des jeunes qui se déplacent  à  bicyclette. Johanna m'accueille dans sa chambre d'étudiante. Cornelia nous prépare un excellent repas végétarien, typique de la region! Ces jeunes filles sont très indépendantes de leurs parents, elles doivent déjà gagner leur propre argent pour leurs besoins. Si loin des parents indiens, qui gâtent leurs enfants, qui les protègent jusqu'à ce qu'ils se marient, et jusqu'au jour ou ils commencent à travailler dans leurs trentaines. Mais le système de s'occuper des parents qui n'ont pas de sécurité sociale en Inde c'est le rendement.

A Grammastetten, je vis avec des amis qui ont une ferme, des vaches, un âne, deux chats, des chatons, un chien paresseux... Christa et Pepi sont confortablement accueillants. Nous visitons la petite ville de Linz, j'assiste au théâtre de cliniclowns, dont Pepi fait partie, je m'amuse Trop bien.
Christa confirme que je voudrais voir le camp de concentration de Mauthausen et m'y conduit un matin. L'audio guide évoque les images époustoufflantes sur cet endroit noir, je peux imaginer les horreurs qui se passaient pendant la règne des nazis, je viens de commencer à lire Primo Levi - La survie en Auschwitz. C'est choc et terreur! Comment est-ce qu'une nation entière pourrait être pourrie comme cela, comment peut-on infliger tant de maux sur un autre être humain? Je ne peux pas trouver les mots pour décrire cette barbarie.  Il faut que chacun de nous qui voyage, doit rendre visite à un camp de concentration, pour savoir ce que l'humanité NE doit pas faire.


Puis dans le sud de France avec la famille - on commence par prendre un avion jusqu'à Bordeaux, puis en voiture depuis le sud-ouest jusqu'au sud-est Nice.
Ville de Bordeaux en air bnb, avec David à Pessac,St Emilion (patrimoine mondiale), Foix, pyrénées-Ariège, térasses de Génat, grotte de Niaux, Mirepoix, Esplace de sérou. Descente via Carcassonne, Nîmes, St Tropez, Nice.

Bordeaux - c'est une grande ville où l'on fait des visites touristiques. David notre hôte de airbnb, est sympa. Il maintien une maison étincellente,avec piscine et jacuzzi! Il nous sert un petit-déj simple mais bon, des croissants, des petits pains, de la confiture, du thé...  Je parle avec lui, il est timide, il travaille au SNCF et s'occupe de cette maisonnette. La cuisine ouvre sur un beau jardin avec un grand chêne au milieu. J'essaie un jacuzzi pour la première fois de ma vie. Les repas aux restaurants, c'est pas grand chose, parcequ'on doit chercher du végétarien . Les vins sont excellents, je remarque que les gens sont plus agréables qu'à Paris, ils essayent même de parler anglais avec ma fille. Il y a vinexpo qui se passe, une foule de monde vient faire la dégustation partout.

Nous allons aux vignobles de St Emilion, ils sont pittoresques avec les vignes vertes, des châteaux ou des maisons qui dirigent, Nous visitons un ancien vignoble de famille "Château Guadet" . Le monsieur explique très vite les vins, nous visitons les caves, nous goûtons du vin...

La ville de St Emilion est intéressante avec la cathédrale souterraine, ses ruelles et ses vues magnifiques.

En route vers Foix, nous arrêtons à  Toulouse pour rencontrer mon ancien ami Christian. Une heure chez lui, en rappelant les jours rigolos de 2000.

Nous conduisons sur une route montagneuse pour atteindre les Térasses de Génat (Gîtes de France), Midi Pyrénées, Ariège. Nous sommes accueillis par un chien mignon, Loulou! La hôte- Pascale est chaleureuse et son mari Bernard est gentil. Ils nous offrent des apéritifs, un fait des fleurs du jardin - le Sambuc. Nous l'aimons bien :)
Pascale nous a preparé un dîner avec des plats végétariens, delicieux. Enfin un excellent repas complet. Ma fille se régale pour la première fois. Pour mon gendre, il y a le confit de canard (preparé au feu doux, avec des pommes de terre, cuites dans le jus du canard). C'est bien présenté ce plat, Ashwin le termine vite.
La chambre est invitante, bien décorée. Je vois les vaches au loin dans le pré, Pascale m'explique que ces vaches sont dans la nature depuis mai jusqu'au novembre. La liberté avant la mort, je réfléchis, les pauvres vaches, elles seront mangées en hiver. Je ne suis pas contre les non végétariens, quand-même. C'est un choix, et peut-être une cycle de vie.

Nous visitons ensuite Mirepoix, un joli petit village, avec des maisonnettes médiévales, en bois et en pierre (14e siècle). Nous mangeons une bizarre version de repas Indien chez quelqu'un qui réclame d'être revenu d'Inde. Il est agréable, ce monsieur et il commence à jouer des bhajans pour nous, qui sommes peu religieux.

La prochaine étape, patrimoine mondiale, La Grotte de Niaux. 14,000 ans d'histoire. On passe dans la grotte, 20 personnes par groupe, pour ne pas abîmer l'histoire. On voit des peintures par nos ancêtres, des chevaux, des claviformes( signes géometriques magdaléniens), des bisons, un chèvre, sur les murs de droite de la caverne.

Nous voulions faire la rivière souterraine de Labouiche, mais il nous manquait du temps.

En allant vers Nice, nous visitons Carcassonne la ville fortifiée. Patrimoine mondial encore. Toute une belle ville entourée d'un GRAND MUR. Tout de même, on ne se sent pas enfermé. Petites ruelles, magasins touristiques, restaurants tout dans cette ville encerclée. Ciel bleu radieux avec des nuages en coton de soie. Paisible cimetière, devant l'entrée du fort.

Prochain arrêt, les arènes de Nîmes. Majestueux mais étrangement moderne parceque l'amphithéâtre est rempli des structures pour la fête de la musique.

Aix-en-Provence pour la nuit, le repos et repas. Café des deux garçons, balade rapide dans la vieille ville, paysages de Cézanne, en route vers St Tropez.

Une route longue et sinueuse vers la baie. Première vue de la mer Méditerranée - St Maxime. Nous arrêtons pour mettre pied dans les sables fins et dans la mer aquamarine bleue. St Tropez - ville nautique avec des plages. Ashwin se baigne dans la mer, Ambika et moi, nous ne savons pas nager, donc on s'amuse sur la plage. Il fait une chaleur indienne, apres le froid des Pays Bas. 
Nice - la fameuse promenade des anglais, jonchée des plages, exactement comme les cartes postales que j'ai vues.

La mer a des bandes des bleus différents. Bleu foncé au lointain, bleu pâle auprès de la plage, je vois 4 nuances de bleu à la fois. Jamais de ma vie, aie-je vu une telle gamme de couleurs de la mer! La Côte  d'azur, azur azur.

Soudain, on a petite faim - small hunger comme c'est traduit drôlement sur un menu.  L'accent anglais et les traductions ici sont vachement beaux.






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Tuesday, April 21, 2009

The twins come visiting


The Twins - Neil and Siddhanth come to visit us. Delightful, blissful evening spent together with this two-in-one bundle of joy!
You have to be on the hyper mode with these zipping around, extremely busy twosome.
Balm to the soul, battery fully recharged!
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Friday, November 28, 2008

common boat

How can I grieve alone on my husband's first death anniversary today? So many families have lost their near and dear. Humanity is on this common boat held to ransom by the pirates of terror. L'enfer c'est ici et dans le présent. And we seem to have no control over anything.

bombay meri jaan

I've been watching the horror story unfold on television. NDTV , Prannoy Roy and Barkha Dutt are doing a great job, a passionate heart-rending coverage.
My memories of the Taj Mahal - going for a boat ride at the Gateway and heading back with a lovely view of the Taj. Taking a buggy ride along the Taj to show off Bombay to my daughters.
As a kid, my dad took us to the Taj for coffee perhaps a couple of times. Too expensive, but we could go in freely. We often used the toilet in the lobby and peered happily at the luxury around! The last time I visited this part of my childhood, a couple of years back, was to check out the bookstore in the Taj. I bought a book, used the toilet for old times' sake and stepped out content.
My stomach turns now to watch the 'rape' of Bombay as someone called it.
Oh my dear dynamic city, city of my formative years, I pray for your soul.

Thursday, October 2, 2008

surprise party


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Faith and Humanity

Today I walked to get a rickshaw, dragging along this old lady - my 75 year old mother. A toyota stopped for us, a couple offered to drop us where we wanted to go. I was really touched. Normally cars honk past without a look at people like me who trudge along the pot holes. My faith in humanity was rekindled by this simple act - where someone tried to help an old lady walking along with me. It warmed my heart and made me feel the world is still a decent place, inspite of the misguided maniacs who blast innocent lives.
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